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L’apprentissage en lumière ?

La réforme de l’apprentissage est en route. Cette semaine, le gouvernement en a donné des contours plus précis.

L’apprentissage concerne près de 300 000 jeunes de 15 à 25 ans. L’accès à l’emploi est bon : sept jeunes sur dix qui vont au bout de leur contrat trouvent un poste six mois après. Pourtant, l’apprentissage est à peine plus attractif qu’il y a dix ans, pour les jeunes. Comme l’ensemble des voies professionnelles, il est souvent vu comme une voie adaptée aux jeunes en échec, d’une façon ou d’une autre. C’est bien dommage, car vouloir à tout prix « aller au lycée » (entendez : lycée général, et oubliez d’ajouter : et technologique, histoire de ne pas vous attirer la poisse) n’est pas toujours une bonne idée. L’apprentissage permet de préparer un CAP, un bac pro, un BP, certains brevets, mais aussi des BTS, des licences pro, voire d’autres diplômes de l’enseignement supérieur. De très nombreux domaines sont concernés par l’apprentissage.

https://youtu.be/Yx6g7Z__cn0

Alors quoi de neuf pour l’apprentissage ? D’abord, des CFA pourront ouvrir plus facilement. La taxe d’apprentissage, dont 51 % était reversée aux régions, est « remplacée par une « contribution alternance » en faveur des contrats d’apprentissage et des contrats de professionnalisation. Le produit de ce prélèvement, égal à 0,85 % de la masse salariale des sociétés (soit un peu plus de 4 milliards d’euros), redescendra intégralement vers les CFA, en fonction du nombre de contrats signés avec des jeunes », explique Le Monde.fr

Des mesures attractives sont prises en direction des jeunes : 500 euros attribués aux apprentis majeurs pour passer le permis de conduire, une rémunération des 16-20 ans revue à la hausse (30€ nets supplémentaires mensuels), la possibilité de prolonger la formation au CFA lorsque le contrat d’apprentissage est interrompu avant son terme (ce qui évite de perdre une année), une extension de l’apprentissage jusqu’à 30 ans, des prépas d’apprentissage pour mieux préparer les jeunes et diminuer le nombre de ruptures de contrats par la suite, une facilitation pour partir en Erasmus par exemple.

Pour les employeurs, le temps de travail maximum pourra être porté à 40 heures par semaine dans certains secteurs (avec une rémunération majorée), les horaires de travail seront assouplis chez les boulangers-pâtissiers (pour qui trouver des apprentis est bien difficile par ailleurs), les employeurs pourront recruter à n’importe quel moment de l’année et n’auront plus à saisir les prud’hommes pour rompre un contrat après 45 jours.

Sur le Café Pédagogique, vous pourrez lire les réactions de l’association des régions et du Snuep-FSU, qui ne sont pas emballés du tout par certains axes. En particulier, une des questions posées est celle du positionnement des LP par rapport aux CFA, avec la crainte d’un détricotage des LP au profit de l’apprentissage, système qui se privatiserait. Or le taux de décrochage est moindre en LP, et le LP convient d’ailleurs à des jeunes qui ne seraient pas en mesure de vivre l’apprentissage au sortir de la troisième.

Ce qui est dommage, c’est que la question agite bien moins les langues et les esprits que les projets de réforme du lycée.

Subjunctive.png

 

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