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Bruce Benamran dans ma classe de cinquième

J’ai utilisé cette semaine cette vidéo d’e-penser, en cinquième :

 

Je l’utilise tous les ans : c’est chouette de pouvoir s’appuyer sur un support qui change, accessible mais en même temps vraiment consistant, pour introduire une notion. Dans ma progression, ce visionnage s’inscrit juste après que les élèves ont formulé la conjecture « Dans un triangle, la somme des angles vaut 180° ». Les élèves l’ont dégagée en rassemblant des angles découpés et coloriés d’un triangle qu’ils ont individuellement construit, puis ont confirmé cette conjecture par geogebra. Nous nous sommes interrogés sur la valeur de cette conjecture : pouvons-nous nous satisfaire de vingt-huit constructions papier différentes ? Non. Et avec plus de 100 triangles sous geogebra ? Non, toujours pas, même si cela semble hautement probable, tout de même. Il faut donc démontrer. Et pour démontrer, j’ai besoin des angles alternes-internes. Mais je ne veux pas les invoquer juste pour démontrer ma propriété, d’autant que le thème angles et parallélisme est aussi un élément de mon programme cette année avec cette classe. Je voudrais que nous découvrions les angles alternes-internes par un biais historique et utilitaire : et là, Bruce Benamran débarque dans ma classe.

J’ai pris soin de prévenir mes élèves : la vidéo est un peu longue (oui, se concentrer vraiment neuf minutes, c’est long en cinquième), assez technique (du vocabulaire mathématique, des noms propres peu familiers, des noms communs sans doute inconnus à mes élèves), et j’attends d’eux qu’ils tiennent la distance. Ils ont été prévenus qu’ils rempliraient ensuite une fiche de visionnage, comme à chaque fois que nous regardons ensemble une vidéo : je veux vérifier qu’ils ont écouté, évaluer ce qu’ils ont compris et leur capacité à en rendre compte.

Mais cette fois-ci, mes élèves m’ont très agréablement surprise, à un niveau encore non atteint jusqu’ici : six élèves m’ont rendu deux à cinq lignes, ce qui était plutôt le cas général jusqu’ici. Aucun ne m’a écrit « ? » ou « Je ne me souviens plus », ce qui arrivait auparavant. Sept élèves ont écrit cinq à dix lignes, et les dix autres m’ont rendu des productions bien plus longues, jusqu’à une feuille recto verso. J’ai vu une élève prendre des notes, ce qui en cinquième est plutôt précoce, comme compétence, et c’est la première à y penser de façon spontanée, ce qui est signifiant. Bref, il y a de l’organisation, une volonté de répondre avec compétence à la consigne, qui me plaisent beaucoup. Et puis c’est toujours chouette de les voir regarder aussi sérieusement des supports un peu décalés par rapport à l’imagerie des normes scolaires.

En termes d’évaluation, je m’étais fixé, pour la compétence « prélever des informations », d’accorder un point rouge à ceux qui font référence à la mesure de la circonférence de la Terre, avec évocation du bâton et du chameau, et c’est tout. Pour avoir un point vert, il fallait expliquer davantage la démarche suivie : faire référence aux rayons du soleil, à l’ombre, au passage du nombre de pas du chameau à la distance calculée par exemple. Au-delà, on arrive dans le vert-vert, voire dans le fameux carré bleu si on m’épate. Évidemment, je n’évalue pas à la longueur du texte, même si mes trois catégories d’exposition des productions sont ainsi présentées.

« Passer d’un mode de représentation à l’autre » évalue la capacité à rendre compte à l’écrit d’un support vidéo, « Utiliser un vocabulaire adéquat » parle de lui-même, et « Expliquer, argumenter » mesure en même temps la clarté et le caractère explicite de l’écrit. Je n’ai pas évalué l’orthographe : ce n’était pas mon objectif. J’ai mis ça sur 150XP, et en moyenne les élèves en récoltent 105, ce qui devrait les encourager à continuer sur cette belle lancée de communication.

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C’est intéressant de voir ce qui a frappé les jeunes : qu’Eratosthène ait un ami, qu’il se soit trompé de si peu avec les moyens de l’époque, le coup du chameau, le fait qu’il a calculé la circonférence de la Terre en s’appuyant sur la conjecture qu’elle est ronde…

J’ai recopié quelques productions pour que vous puissiez les lire sans trop vous user les yeux sur les copies (qui figurent au-dessous). Ces productions me semblent particulièrement intéressantes dans les éléments mis en valeur à bon escient, l’idée de démarche scientifique et les erres ou les confusions. Nous allons y revenir en classe, car un de mes objectifs principaux est d’entraîner les élèves à la concentration à la sélection d’informations pertinentes. Là, j’ai vraiment une belle matière. J’ai laissé les fautes d’orthographe des auteurs. Je sais que cela en choquera parmi vous, mais le travail de mes élèves me réjouit, car ils se sont lancés, m’ont fait confiance, manifestent de l’intérêt et cherchent à progresser. Alors non, ce n’est pas parfait, mais je respecte leur travail et je le laisse tel quel :

Proposition 1:

Eratosthène a mesuré la circonférence de la Terre avec un chameau et un baton il a demandé à un ami de planter le baton dans une veille puis il a dessiné les 2 droites une d’un puis avec le soleil en plein Zénith qui pointe vers le centre de la Terre et l’autre grâce au baton qui pointait vers le centre de la Terre puis il a calculé l’angle que formait la droite du puits Vers le centre de la terre et le baton. Puis il a calculé en grandeur réel la distance entre le puis et le baton et il a calculé le nombre de fois où il faut remettre l’angle et c’est comme ça qu’il a calculé la circonférence de la Terre.

Proposition 2 :

Il a dit qu’a l’époque il y avait un Bematiste qui comptais les pas de son chameau entre deux distances Il a aussi dit que Eratothène avait mesurer la circonférence de la terre grâce à un baton qui s’appellait un gnomon et un chameau. Eratosthène avait demandé à son ami de se mettre devant « le puit » au soltice d’été. Aristote avait voulu mesurer la circonférence de la terre mais il s’est trompé.

Proposition 3 :

Eratosthène a mesurer la circonférence de la terre avec un chaume et un gnomon et il s’est trompé de 503 km et c’est un bématisse qui a mesuré pour lui. Il a fait le tour du pole nord au pole sud. Il a reporté 50 fois la distance entre Alexandrie et Sienne pour avoir la distance. Il a demandé a son amie de planté le gnomon le jour du solstice et de mesurer la longueur de l’ombrait il en a déduit que (si la terre est ronde) que les rayons du soleil sont parallèle et qu’is plongent en direction du centre de la terre (si elle est ronde). Aristot s’est trompé et a dit 60 000km alors que c’est en réalité 40 003km. Il en était très loin. Les chameaux sont connus pour avoir un pas régulier donc on mesur le pas d’un chameau et on compte combien il en fait. La route Alexandrie/Sienne est quasie nord/sud. Les droite sont parallé si on les coupes en travers on aura des angles alternes internes et ils seront égaux on mesure l’angle et après on reporte le nombre de fois qu’ils faut est il a trouvé 50 fois.

Proposition 4 :

Eratosthène est parti de l’hypothèse que la terre était ronde, donc il a demandé à un ami qui habitait à Alexandrie, et lui à Sienne, il lui a dit de planter un ba^ton droit dans le sol à Alexandrie pendand que lui regardait dans le puits pendant un solstice d’été. Il se disait que les rayons du soleil formait 2 droites parallèles et que le bâton prolonger faisait deux angles égaux. Puis il est allé à Alexandrie voir son ami pour lui demander la mesure de l’ombre du bâton. Puis c’est rendu compte que si il faisait environ 55 fois cette dimenssion il pourrait connaitre le tour de la terre donc il a fait appel à quelqu’un qui mesure le pas d’un chameau, ils ont fait la distance Alexandrie-Sienne, puis il a réussi à découvrir la circonférence de la terre en se trompant de 503km. Eratosthène l’avait calculer en stade c’est l’unité du stade d’Alexandrie à cette époque. Donc on peut conclure que Eratosthène est un grand mathématicien qui a trouvé la circonférence de la terre grâce a un bâton, un chameau et les angles alterne interne. Il y avait d’abord Aristote qui disait que la terre était ronde mais il ne l’avait pas prouver, Eratosthène, lui réussi à le prouver en calculant la circonférence de la terre.

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2 réflexions au sujet de « Bruce Benamran dans ma classe de cinquième »

  1. Tout simplement géniale cette vidéo, et ça tombe encore juste comme il faut, je suis en plein dans les angles avec mes 5è ! Je teste demain ! Merci Claire 😉

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