Activité rigolote·En classe·Manipuler·Maths pour tous·Sixième

On a fait un carton !

En fait non. On n’a pas fait un carton, on a mesuré un carton. Entre autre.

En fin de période, avant les vacances, les élèves sont un peu impatients. Tous les enseignants le savent, c’est plus compliqué de mener des séances sereines et productives, et en particulier le 22 décembre.

Pour pallier cette difficulté et ne pas perdre de temps, j’ai choisi, depuis quelques années, de proposer un problème ouvert lors de notre ou nos dernières heures de classe. J’y vois des tas d’avantages :

  • Les élèves canalisent leur énergie sur un problème, ils font des maths avec une belle énergie…
  • Le problème choisi inclut toujours des manipulations, avec des outils un peu rigolos à disposition, comme ici la règle de tableau, un mètre dérouleur, de la ficelle, etc.
  • La collaboration nécessaire permet de se parler en restant dans les règles. Et moi, j’accepte mieux le bruit que, de toute façon, j’aurais bien du mal à éviter, vu que je ne fais jamais de cours magistral ou de copie.
  • Mon rôle se résume à circuler, relancer, et j’évalue à intervalles réguliers ‘investissement de chacun, en signalant à ceux dont je trouve qu’ils glandouillent que tel est le cas.
  • J’ai le temps, pendant les vacances, d’analyser de façon approfondie les productions et de les évaluer.

Cette fois, je suis partie de ce problème :

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Au départ, je comptais le proposer tel quel à la fin de ma séquence 3, qui abordait multiples et diviseurs, la division, la proportionnalité, et devait du coup se terminer sur le pavé et des apports sur les volumes. Mais à ce moment-là, je ne l’ai pas fait : je voulais avoir des cartons pour partir d’une situation la plus concrète possible, et je n’en avais pas. Et puis je ne le sentais pas, alors j’ai reporté.

Et puis là, nous avions fini la séquence précédente plus tôt que prévu. Il restait une pauvre petite heure solitaire. En animant l’atelier lecture au CDI j’ai croisé un immense tas de cartons qui avaient contenu les chocolats vendus au profit des voyages scolaires. C’était parfait, et juste impromptu comme j’aime.

J’ai mesuré les cartons, et cherché des livres adaptés. J’ai préparé la classe en utilisant la taille des cartons et celle des bouquins comme variables didactiques : la combinaison des deux permettait plus ou moins de possibilités de rangement, et leur taille induisait ou pas un recours aux millimètres.

 

J’ai choisi soigneusement les livres : leur taille, mais aussi leur thème et leur date. Il y avait une vieille table de logarithmes, un manuel de règle à calcul, deux bouquins de maths en langue étrangère, des manuels du XIXe siècle. Je savais que parmi mes élèves se trouvent un nombre respectable de belettes, qui ne résisteraient pas à la tentation d’examiner, d’ouvrir le livre qui se trouvait devant eux, et que des questions leur viendraient. Ça a été effectivement le cas.

Quand j’ai annoncé que nous allions travailler sur un problème ouvert, les élèves ont fait des « Ouaiiiiiiiiis » qui m’ont ravie. Ils se sont lancés dans la recherche très vite, avec beaucoup d’enthousiasme et peu de stratégie, en particulier du point de vue des traces de recherche : plusieurs groupes voulaient résoudre à tout prix le problème, mais en oubliaient l’indispensable trace écrite. J’ai donc dû être sur leur dos à de multiples reprises pour claironner  » N’oubliez pas la trace écrite, j’en ai besoin pour bâtir la suite de la séquence, et pour évaluer votre travail », tant et tant que les élèves de la classe d’à côté, mes anciens de l’année dernière, sont passés me demander après la sonnerie si mes élèves avaient fini par élaborer leur trace écrite… Il faut dire que ma voisine et moi-même faisons cours porte ouverte.

Il me reste à examiner les productions, qui m’ont l’air vraiment intéressantes. À la rentrée nous partirons sur le bilan de ce problème et nous enchaînerons sur une activité sympa. Je la peaufine et je vous en parle…

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4 réflexions au sujet de « On a fait un carton ! »

  1. Salut Claire,
    toujours un plaisir de te lire…

    Du coup tu n’as pas proposé le sujet de départ ?
    Tu leur as donné un carton et un livre par groupe et à eux de trouver combien de livres on peut mettre dans le carton.Ai-je bien compris ?

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    1. Non, je ne l’ai pas donné. Tu as tout à fait bien compris. A la rentrée je continue de chambouler ma progression, car je reprends sur ce problème, puis nous construisons un mètre cube avec le matériel que j’ai acheté pour ça, et sans doute après enchaînerons-nous sur Curvica pour régler leur compte aux mesures et grandeurs. Dans la foulée je pense aussi réinvestir mon cube et 25%, histoire de parler un peu taux et de consolider la proportionnalité. Sauf si je vois que tout le monde en a ras le bol, auquel cas de passe à la séquence 4.

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  2. Hate de voir ta séquence 6 (même si ce n’est pas tout à fait le bon ordre) avec les aires et périmètre et le curciva…

    Pourquoi as-tu enchainé sur les angles après la séquence 3 ? Pour faire les anges pour Noel ?

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