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Algo et programmation au lycée : ’Tis but a scratch !’

Un document ressource pour le lycée a été publié sur Eduscol en juin 2017. Il s’adresse bien sûr aux enseignants de lycée, mais les enseignants de collège ont tout intérêt à aller y jeter un coup d’oeil attentif, car il précise dans quelle direction nous devons nous orienter.

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  • Côté réactivation, un petit rappel pour ceux et celles qui sont d’avis que la programmation, « c’est pas des maths ». Le document commence par rappeler pour quoi de l’algo et de la programmation dans nos programmes :

L’enseignement de l’algorithmique et de la programmation  » a un double objectif : faire travailler des notions mathématiques du programme dans un contexte différent, et poursuivre chez les élèves le développement des compétences suivantes, déjà travaillées au cycle 4 : 

  •  décomposer un problème ; 
  •  reconnaître des schémas ; 
  •  généraliser et abstraire ; 
  •  concevoir des algorithmes et les traduire dans un langage de programmation. 

 Les notions mathématique et informatique de fonction relèvent du même concept universel. En informatique, une fonction prend un ou plusieurs arguments et renvoie une valeur issue d’un calcul.  » 

  • Le document d’accompagnement s’appuie sur le programme et les documents d’accompagnement du cycle 4. C’est la première nouveauté, même si elle est naturelle au vu de l’évolution des contenus à enseigner : les élèves qui arriveront en septembre en seconde ne sont pas des novices en programmation.

 » Il s’agit de consolider les acquis du cycle 4 autour de deux idées essentielles : la notion universelle de fonction d’une part et la programmation comme production d’un texte dans un langage informatique d’autre part. « 

  • Autre nouveauté, de taille : le langage.

«  Le choix d’un langage textuel, comme Python, au lieu d’un langage par blocs, comme Scratch, permet aux élèves de se confronter à la précision et la rigidité d’une syntaxe proche de celle des expressions mathématiques, avec l’avantage de pouvoir bénéficier du contrôle apporté par l’analyseur syntaxique. « 

Bye-bye Algobox, qui n’est pas cité une seule fois dans le document, et bonjour Python. Lorsque l’algo et la programmation étaient arrivés dans les programmes de seconde, je me souviens avoir testé les deux. Algobox a souvent été préféré, dans les établissements, mais pas partout. Maintenant que les élèves de collège auront pratiqué Scratch, c’est vrai que l’étape Algobox est sans doute redondante : on passerait de briques « physiques » à des briques plus implicites, mais on est toujours dans la sélection d’instruction, et dans une idée d’emboîtage. Mais bon, pour ma part, il va falloir que je m’y mette : même si j’enseigne au collège, je suis les stagiaires de lycée. Il faut donc que je sache mieux de quoi je parle, car là, mes connaissances en Python datent et sont insuffisantes. Et puis ça a l’air rigolo.

«  Le choix d’un langage textuel, comme Python, au lieu d’un langage par blocs, comme Scratch, permet aux élèves de se confronter à la précision et la rigidité d’une syntaxe proche de celle des expressions mathématiques, avec l’avantage de pouvoir bénéficier du contrôle apporté par l’analyseur syntaxique. « 

IntroPythonRappelons en passant la différence fondamentale entre Algobox en Python : Algobox est doté d’une interface ergonomique, simple, et este séquentiel. Python un un langage de programmation plus puissant, orienté objet, comme Scratch. Python se nomme ainsi en hommage aux Monty Python…

Dans ce document de l’académie de Martinique (qui m’a l’air très bien fait à première vue pour se lancer, d’ailleurs), on trouve, dans un paragraphe malicieusement intitulé « un peu de mauvais foi pour commencer », un même programme dans quatre langages différents :

 

Un autre document, de nos collègues Mathieu Brossier et Vincent Everaert (Pôle de compétences Mathématiques de l’académie de Rouen), propose une double page comparative des instructions :

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Mais cependant l’enjeu n’est pas d’apprendre un langage :

 » Le professeur gardera à l’esprit que l’enseignement de la partie algorithmique et programmation n’a pas pour objectif de former des experts dans tel ou tel langage de programmation ou dans la connaissance détaillée de telle ou telle bibliothèque de programme. Il s’agit de prolonger l’enseignement de la pensée algorithmique initié au cycle 4, qui trouve une place naturelle dans tous les champs du programme de mathématiques.  » 

La suite du document propose des bases quant à Python, puis de nombreuses activités, plutôt orientée prof dans leur présentation, mais qu’on pourrait transformer en activités élèves. Des liaisons Scratch-Python sont proposées. Les activités couvrent tous les niveaux du lycée.

Bon, y a plus qu’à s’y mettre !

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