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Alors, wie viel mesure le Durchmesser ?

Aujourd’hui, nous avions en cours de jeunes Allemands, venus en France dans le cadre de l’échange franco-allemand organisé par notre collègue germaniste. Deux jeunes, Alexander und Erik, ont donc passé une heure dans ma classe de sixième.

Leur passage nous a permis de vitaliser la séance : comme je parle allemand, j’ai pu m’adresser à eux, et ils ont joué le jeu avec beaucoup de spontanéité. Cela a permis d’expliquer à mes petits Français qu’en Allemagne on note la multiplication par un point (2 . 3 = 6) et la division par deux poins (6 : 3 = 2). Cette légère différence avec nos notations (2 x 3 = 6) est bien pratique : ce que mes élèves appellent les deux « familles d’opérations » se désigne plus facilement et de façon moins implicite que chez nous. En Allemagne, on parle d’ « opération point » (Punktrechnung) et d’ « opération trait » (Strichrechnung), puisque le + et le – sont composés de traits et que la confusion n’est plus possible avec le « fois » allemand.Capture d’écran 2017-05-17 à 12.32.17.png

Pour énoncer les priorités, c’est drôlement efficace : Punktrechnung vor Strichrechnung. Et paf, on évite « La multiplication et la division sont prioritaires sur l’addition et la soustraction ».

Comme j’ai parlé aussi à nos petits Allemands, en allemand, j’ai eu un mal fou à parler français. Ou plus exactement, j’ai eu un mal fou à ne pas mélanger les deux langues : j’aurais naturellement claironné que « Mit Klammern ce terme-là est prioritaire », ou que « Deux mal fünf ça donne zehn ». Peut-être est-ce dû au fait que je n’ai pas parlé allemand depuis plusieurs années, après plusieurs années de pratique régulière, en classe euro six à sept heures par semaine. J’aimerais bien savoir ce qui se passe dans mon cerveau à ce moment-là. Ca ne devait pas être schön-schön.

Capture d’écran 2017-05-17 à 12.32.26.pngLa deuxième partie de la séance était consacrée à la découverte du nombre π. Chaque élève avait amené un objet cylindrique, et allez hop que j’évalue le diamètre de la base et son périmètre, armé d’une ficelle et d’une règle, le plus précisément possible. Là encore, mes deux invités ont été super : je leur ai donné un objet cylindrique à chacun, et non seulement ils se sont engagés tout de suite dans l’activité, mais en plus ils sont venus en aide à l’élève qui avait la difficile tâche de mesurer le hublot de la porte. Naturellement ils sont allés l’aider. Qu’ils prennent leur place aussi facilement, qu’ils coopèrent, qu’ils fassent la queue à mon bureau au milieu de leurs acolytes français pour me donner leurs mesures en allemand, tout cela m’a vraiment plu. Dommage, notre collaboration s’arrêtera là : ils ont un programme de visites évidemment fort chargé…

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