CAPES·L'éducnat·Quel beau métier

Les profs de maths, une espèce en voie de disparition ?

« Va-t-ton vers une pénurie de profs de maths ? », c’est le titre d’un article du Monde en date du 29 avril. Ben zut alors. Moi qui était toute contente de lire des noms d’étudiants que j’ai contribué à former (bravo à tous les lauréats !!!), j’apprends dans la foulée qu’ils sont déjà tels les dinosaures en leur temps : en voie de disparition.

« Selon les chiffres officiels publiés mardi 29 avril, la moitié des postes n’ont pas été pourvus lors de la séance exceptionnelle 2014 du concours externe du Capes en mathématiques, déjà considérée comme l’une des disciplines dites« déficitaires » depuis plusieurs années.
Le précédent ministre de l’éducation nationale, Vincent Peillon, avait décidé d’intercaler une session exceptionnelle des concours des professeurs entre les sessions annuelles 2013 et 2014 pour relancer le recrutement des enseignants. Cette décision devait permettre à la fois de remplacer les départs à la retraite et de pourvoir progressivement les 54 000 créations de postes programmées sur le quinquennat dans l’éducation, après 80 000 suppressions sous la droite.
En ce qui concerne le Capes de mathématiques, la stratégie aura été pour le moins un échec. Au  total, 793 candidats ont été admis en liste principale, soit moitié moins que les 1 592 postes à pourvoir. A noter que sur les 4 583 inscrits au Capes de maths, seuls 2 529 se sont effectivement présentés aux épreuves. »
Cette différence entre inscrits et présents aux épreuves est particulièrement intéressante, et j’aimerais connaître les raisons qui ont poussé ces jeunes (ou moins jeunes) gens à changer d’avis : se sont-ils découragés ? Ont-ils trouvé « mieux » ?
Au lieu de chercher à multiplier les concours, le gouvernement pourrait s’interroger davantage sur les causes de désaffection du métier d’enseignant, de prof de maths en particulier. Et dégager des idées de solutions réelles, pour en traiter les causes. Réfléchir sur l’évolution des conditions de travail, sur la façon dont sont perçus les enseignants (ce que je trouve hyper symptomatique), sur le salaire (ouh, il est tout gelé le point d’indice !), sur les perspectives d’évolution de carrière, sur les dispositifs d’aide et de soutien apportés aux enseignants en difficulté, sur la façon dont se déroulent les mutations, sur la multiplication de cartes scolaires sans aucune considération humaine, tout ça.
Je reste persuadée que l’école est fondamentale, qu’elle permet d’accéder à plus de liberté, que c’est en enjeu majeur pour la société, et que mon métier est fantastique. Et je vois de plus en plus de collègues qui n’en peuvent plus, qui sont épuisés. Des profs extraordinaires, tout usés.
Ca cloche grave, comme dirait un de mes élèves.
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