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Le monde des chiffres

C’est un livre écrit par André et Jean-Chritophe Deledicq.
André Deledicq, c’est un grand monsieur de l’enseignement des maths. Il a écrit des tas de brochures et de bouquins, et a vraiment apporté sa pierre à l’évolution de l’enseignement des maths. Il dit des choses simples d’une façon très franche (le bonhomme est bourru, faut pas trop l’enquiquiner) :

« Si un élève « ne comprend pas », ne cherchez pas à connaître ce qu’il ne sait pas ! Cherchez plutôt ce qu’il sait et qui l’empêche de comprendre. »

« Trop souvent les gens croient, et parfois nous faisons même semblant de croire, que les mathématiques apportent la Vérité. »

« Se proposant d’abord de répondre aux défis intellectuels que l’on se pose à soi-même, les mathématiques témoignent d’une insatiable curiosité. »

« Posez des problèmes, suggérez de s’interroger et d’énoncer des questions, … leur recherche toujours, leur résolution parfois, alimentent notre joie de réfléchir. »

« Les mathématiques permettent de comprendre et d’organiser notre monde (aussi bien celui que nous offre la nature que celui où se bâtissent nos sociétés). Ce sont elles qui traduisent les préoccupations de chaque civilisation et qui les aident à percer des tunnels, à construire des villes, à envoyer des satellites dans l’espace ou à rationaliser leurs activités, … »

Au CDI, vous trouverez Le monde des chiffres, donc. La couverture n’est pas la même que celle reproduite ici, car notre édition date un peu, mais le contenu est le même et s’adresse à tous les niveaux de collège. La première partie retrace une histoire de la numération, toute en image, en paragraphes courts et faciles à comprendre. On parcourt le monde et on traverse les siècles pour découvrir ou redécouvrir comment les différentes civilisations ont compté. La deuxième partie s’intitule « Des chiffres, des lettres et des nombres » et évoque rapidement certaines propriétés de quelques nombres. Cette deuxième partie s’adresse plutôt à des élèves de 6ème ou 5ème à mon avis.


Je laisse à monsieur Deledicq le soin de conclure: 
Voilà pourquoi les mathématiques semblent, plus souvent que d’autres disciplines, essentiellement jubilatoires dans la pratique de leur apprentissage et dans la découverte de leur monde. Eprouvez et faites jouer les ressorts du plaisir intellectuel : le rapprochement inattendu, le dévoilement du caché, l’esthétique de la construction, le sentiment de l’efficacité, la joie de l’heuristique, la clarté de l’évidence qui émerge, la peur du profond et bien d’autres émotions qui nous attendent sur le chemin de la cohérence, de la liberté de penser et de l’imagination. Alors, soyez confiants : s’il est difficile et certainement impossible d’enseigner les mathématiques, l’expérience montre qu’il est vraiment possible de les apprendre…
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