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Faire un brouillon, comme Newton

Rares sont les élèves qui utilisent un brouillon. En soi, ce ne serait pas très grave si ils acceptaient d’utiliser comme tel leur cahier d’exercices : je me fiche bien qu’il soit  » propre « , personnellement. D’ailleurs, qu’évoque un cahier  » propre  » ? De la copie, certainement, ou une finalisation, justement, d’un travail précédent. Mais pas de la recherche.
Quand on cherche, on se trompe, souvent. Alors on rature, on raye, on recommence, on écrit dans tous les coins, dans tous les sens, et on fait de magnifiques figures toutes moches, à main levée. Rien ne me réjouit plus q’un élève qui me montre son cahier, une espèce de tourbillon d’essais et d’erreurs, de gribouillis et d’idées fulgurantes entourées victorieusement. Cet élève-là a cherché. Peut-être n’a-t-il pas trouvé, mais ce n’est pas grave. Il a exercé l’activité mathématique dans ce qu’elle a de plus enthousiasmant et de plus formateur.
Ici, on trouve des écrits de Newton. Manifestement, il a cherché. En plus, lui, il a trouvé.

Alors, les jeunes, à vos brouillons. Qui sait, peut-être seront-ils un jour numérisés et admirés comme ceux de Newton ?

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